Usure professionnelle :

L’usure professionnelle correspond à l’exposition prolongée aux facteurs de risques, aux conditions de travail ou à un déficit de perspectives d’évolution professionnelle. Elle représente également un défi économique et social prégnant dans un contexte de vieillissement de la population active :

  • L’allongement de la vie professionnelle pose la question du vieillissement de la population au travail. Le taux d’activité des 55-64 ans est ainsi passé de 30,3% en 1995 à 47,9% en 2012. Par ailleurs, 14,2% des actifs étaient âgés d’au moins 55 ans en 2012, contre 7,1% en 2000 (source : Dares) .
  • L’efficacité croissante des traitements médicaux et le vieillissement des travailleurs engendrent une croissance de ceux atteints de maladies chroniques évolutives.
  • L’augmentation des restrictions d’aptitudes et des déclarations d’inaptitude.

Inaptitude au travail :

Le code du travail ne définie pas l’aptitude médicale. Néanmoins, elle s’entend comme : « la capacité d’un salarié à occuper un poste précis ». L’inaptitude n’est définit que par comparaison à cette notion d’aptitude. Un salarié est inapte dès que sa santé l’empêche d’effectuer les missions dans les conditions prévues au moment de la signature du contrat de travail. Elle peut être d’origine professionnelle ou non, temporaire ou définitive, partielle ou totale. L’inaptitude au travail est un avis prononcé par le médecin du travail.

Pour aller plus loin sur l’usure professionnelle et l’inaptitude, consultez les études de l’Observatoire :

  • L’inaptitude médicale dans la branche retranscrit le parcours de salariés licenciés pour inaptitude. En outre, cette étude décrit des actions de maintien dans l’emploi menée par des associations.
  • Les secondes parties carrières décrient les phénomènes à l’oeuvre dans l’usure professionnelle. Elles permettent également de mieux comprendre le mécanisme pour agir dessus.

Consulter également l'étude seconde partie de carrière

Source : Observatoire Unifaf