Dès l’avis d’inaptitude ou la restriction d’aptitudes prononcé par le médecin du travail, l’employeur doit impérativement procéder à une recherche de reclassement. Cette obligation concerne l’employeur, que l’inaptitude ait ou non une origine professionnelle, sauf en cas de grave danger pour la santé du salarié. La recherche est alors composée de plusieurs étapes qui peuvent aboutir. Un licenciement pour inaptitude peut être décrété si aucun poste n’a pu être trouvé.

Le reclassement est une obligation pour l’employeur

Les employeurs font état de difficultés à trouver des postes en reclassement : courts délais, disponibilité des postes, inadéquation des compétences. Lorsque l’avis d’inaptitude a été émis par le médecin du travail, l’employeur ne dispose plus que de 30 jours pour procéder à un reclassement du salarié. Une fois ce court délai prescrit, la procédure de licenciement s’enclenche. Il faut donc que des postes soient disponibles ou que l’employeur dispose de budgets pour la création de nouveaux postes. C’est une première difficulté.

Le reclassement, des difficultés et des contraintes

D’autres contraintes doivent aussi être levées. Le salarié inapte doit posséder un diplôme en adéquation avec le poste disponible. Dans le cas contraire, les délais de formation et les difficultés de financement associés sont aussi décrits comme des freins.

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Source : Observatoire Unifaf