On observe des situations conflictuelles entre salariés, entre équipes, entre salariés et encadrement … Ces tensions sont parfois qualifiées de « violences » par les professionnels concernés. Elles semblent en augmentation. En outre, on observe depuis quelques années une augmentation des arrêts maladie. Le dialogue social ne suffit plus toujours à réguler les RPS (risques psychosociaux).

Les causes de ces phénomènes sont aujourd’hui mieux identifiées :

  • Le renforcement des contraintes budgétaires.
  • Les évolutions du contexte (législatif, institutionnel, social)
  • Les évolutions des conditions de prise en charge du public (vieillissement, alourdissement des pathologies, de la dépendance, attentes plus « consuméristes », etc.)

La prévention des RPS n’est pas si simple

Ces causes expliquent une large part des difficultés auxquelles sont confrontées les structures de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Pourtant, s’engager dans une démarche de prévention des risques psychosociaux n’est pas simple.

Le manque de repères, de connaissances et de méthodes sur le sujet alimentent des craintes : crainte d’être « subjectifs », d’être « dépassés », de ne pas avoir les moyens de répondre aux attentes suscitées … La multiplicité des contraintes qui reposent sur les établissements (recherches de financements, projets de développement, de rapprochements, de coopérations, évaluation interne et externe, etc.) rend difficile le fait de dégager du temps. L’appel à des prestataires externes semble indispensable et le coût effraie …

Face à ces constats, de 2013 à 2015, plusieurs associations ont décidé de s’engager dans des démarches actives de prévention des risques psychosociaux, menées en interne. Tous les repères et outils proposés dans ce guide sont issus de cette expérimentation.
Le constat issu de cette démarche est clair : c’est possible … Et ça fonctionne !

Source Cides Chorum